Plus besoin de présenter le festival Uzeste Musical qui, par son originalité et son engagement, aussi bien poétique que politique, a su se faire une place dans le monde culturel de la Gironde.
Pour chacun de vos étés, il faut compter sur les Hestajadas dé las Artes et leur 34e édition cette année!
On est bien loin des lieux inhabités et désertés, habituels pour les festivals. Ici, c'est le village d'Uzeste tout entier qui vibre pendant la semaine de festivités. Des expositions prennent place dans toute la cité, autour de l'église collégiale mais aussi dans les petits sentiers. C'est "chez Pascal" que l'on se rend pour jeter un oeil à des photographies et dans la Menuiserie pour la projection d'un film sur le festival.
Pour l'antilope, le festival commence sur la place de la Collégiale. La scène est ouverte pour les poètes et théatreux en herbe et même pour les plus habitués : tout un chacun peut avoir droit à son quart d'heure de gloire sous le regard indulgent des festivaliers. Tous sont déjà installés dans l'herbe ou autour de l'estaminet lorsqu'une bande sonore commence. Cette année, à Uzeste, on célèbre les 30 ans de la radio libre. Pour l'occasion, chaque jour, 30 minutes de radio libre, sous le nom de "Un morceau de chiffon rouge" , sont diffusées. C'est par le biais de la radio Lorraine Coeur d'Acier que l'on sent la vie et les craintes de ceux qui ont fait la radio d'aujourd'hui.

Mais pas le temps de s'endormir sur ces sons du passé, place à Orphéo et son apéro swing. Les musiciens s'accordent et se laissent porter par les musiques du Brésil, ce Brésil qui rend hommage à Hermeto Pascual et à ses influences. Fawzi Berger est aux commandes, armés de son ananas-maracas et de ses instruments divers et insolites. De leur coté, l'équipe des Gojats affronte dans un music-match de football ceux qui veulent bien se mesurer à eux!
Pendant que les esprits s'échauffent au théâtre Amusicien pour le débat surla projection de "Les ombres de la mémoire", il est temps de prendre place dans la Menuiserie pour découvrir la cuvée du festival précédent à travers l'oeil d'Audrey Lasbleiz. Ce film retrace la 33eme édition du festival, savant mélange de moments volés et d'interviews. C'est l'occasion de découvrir l'état d'esprit insolite de cet évènement, là où l'on ne cherche pas la perfection mais plutôt l'erreur (dixit le grand maître Lubat).
Le rendez-vous est donné à 22h30 sous le grand chapiteau pour l'artiste de toujours à Uzeste : André Minvielle. Pour cette fois, c'est un spectacle théâtral et non un concert que donnera l'homme. Il est quand même difficile pour lui de l'éloigner du micro et il poussera de nombreuses fois la chansonnette : chassez le naturel...
Après lui, c'est Jacques Bonnaffé qui suit, accompagné de l'omniprésent Bernard Lubat. Les écrits de Kerouac sont illuminés par ce duo au diapason. L'antilope partirait bien sur leur route! Après cela, la fête est bien loin d'être finie. Les buvettes s'animent et des formations se montent aux quatre coins du village. Uzeste, la ville qui ne dort (presque) jamais, n'a pas fini de donner des joies et des frissons à toutes les générations!
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